Publié par : jitterjess le : janvier 20, 2010
Je me sens comme une toune de Mylène Farmer.
Maudits SPM qui me rendent mélancolique et ridicule. Depuis le show de Tegan and Sara lundi soir, je suis dans un foutu état émotionel étrange. J’ai dans la tête, en boucle constante, un espèce de megamix illogique de toutes leurs tounes. Le show m’a laissée un peu… démolie? Je sais pas. Je les trouve complètement fascinantes et belles et talentueuses et magiques et ça me déprime totalement. J’suis quoi moi? J’ai accompli quoi dans ma vie? Je suis qui? C’est con, je sais. C’est du blabla de fille en spm solide.
J’ai rêvé… la nuit dernière… Sophie et moi on était à Québec, on jouait les touristes. Mon cellulaire sonne, je réponds, c’est mon père. Il me demande où on est, ce qu’on fait. Je lui dis qu’on est dans le vieux Québec, près de la côte d’Abraham et qu’on se promène. Il me répond qu’il est d’ailleurs justement là lui aussi et qu’on devrait se rejoindre pour aller souper tous ensembles. Je suis d’accord, c’est une bonne idée. Soudainement il passe le téléphone à sa blonde et je me retrouve à parler à ma mère… elle me parle de ce qu’ils ont fait pendant la journée et qu’elle a vu un “jardin d’hiver”. “M’man, qu’est-c’est ça un jardin d’hiver?!” En prononçant ces mots-là, je réalise à QUI je parle. Ma mère. Ma mère est en santé, en couple avec mon père, en vacances à Québec et me jase. Je prends conscience que la situation est complètement impossible, mon coeur s’emballe, je panique et c’est alors que ça me frappe. Je regarde Sophie: “Je suis en train de rêver là, hein??” Sophie répond par l’affirmative et se met à rire très fort… et je me suis forcée à me réveiller. Ça a pris moins de temps qu’à l’habitude mais j’étais complètement anéantie quand j’ai réussi. J’ai pleuré pendant de longues minutes, Sophie m’a consolée… C’était tellement vrai. J’y ai cru. Discuter avec ma mère comme je faisais auparavant, comme si rien n’était jamais arrivé. Est-ce qu’un rêve incroyablement cruel est considéré un cauchemar?
Je vais remonter, c’est certain. C’est juste que mes hormones me pèsent sur la bonne humeur aujourd’hui.