Au pire…

blabla spmien

Publié par   : jitterjess le  : janvier 20, 2010

Je me sens tellement spm et j’y peux rien.
Voyons ça rush donc ben wordpad donc.
Bon, open office it is.
J’ai les mêmes préoccupations que tous les jours mais comme je suis en spm, tout me semble 100 fois pire. Je suis encore une adolescente en-dedans, j’essaye encore de plaire aux gens qui me plaisent et même à ceux que je déteste. Je sais toujours pas qui je suis. Je me trouve toujours laide.
Mais est-ce que c’est vraiment grave?
J’veux dire, disons que j’ai raison quand jme regarde dans le miroir et que je me trouve vraiment moche, c’est juste un détail. C’est superficiel. Y’a des gens moches qui ont des vies épanouies, non?
Juste comme je réussis à sortir du placard par rapport à mon amour des butchs, des filles un peu masculines, je réalise que je suis moi-même peut-être un peu moins féminine que j’essaye de l’être. Je trouve ça tellement plus simple et tellement plus… moi, d’être en jeans et en t-shirt avec mes bottes et mes cheveux courts. Y’a des jours où j’aurais envie d’être plus féminine je crois mais c’est tellement de travail et pour quoi à la fin? Pour aller travailler? Pour aller à l’école? Sortir mes talons hauts pour ça c’est complètement inutile et surtout pas pratique pour 2 sous. Est-ce que je perds ma féminité parce que je veux être reconnue comme dyke par les autres? J’ai envie d’afficher mon identité de lesbienne et que les gens le SACHENT et je sais que c’est un symptôme du syndrôme de « je viens de mettre le pied en dehors du garde-robe » et ça aussi ça m’énerve, je suis un putain de stéréotype et je vie mon coming out comme une ado alors que j’ai 26 ans. Oui, j’ai peur que si je suis trop féminine, je vais passer inaperçue dans ma « meute », que je vais être ignorée et potentiellement rejetée par ceux que je considère ma communauté. Pourquoi j’ai tant besoin de cette acceptation? C’est pire qu’une universitaire qui ferait n’importe quoi pour faire partie de la Sorority. En même temps je sais qu’une partie de moi ne sera jamais très féminine, j’ai jamais été très fe-fille après tout. Et là je regarde les butchs et ce qu’elles veulent, ce qui les attire sont les femmes féminines et tout ce qui va avec et ça me déprime, de me dire que je suis pas ce qu’elles veulent. Pourtant je l’ai ma femme, et j’en suis folle, pourquoi je m’inquiète de si les autres dykes mouillent leur ptite culotte quand j’entre dans leur champs de vision? D’ailleurs, ma femme, je suis en train d’essayer de me mouler à son idéal à elle et ça me donne la nausée. Avant qu’on soit ensembles, je regardais ses ex et je me disais bon dieu je serai jamais assez féminine pour elle… J’avais tort, je suppose puisque c’est avec moi qu’elle passe ses nuits. Maintenant que je sais qu’elle est amoureuse de moi, qu’on est folle une de l’autre, je doute encore. Maintenant je doute que je suis peut-être trop féminine pour elle… ou pas assez? Ou pas de la bonne façon? C’est ridicule, elle m’aime et c’est tout. Pourquoi je tente de devenir ce que j’imagine qu’elle voudrait?
Pourquoi j’arrive pas à trouver l’équilibre, jamais. Dans tellement d’aspects de ma vie, je suis déchirée par mon ambivalence. J’étudie dans un domaine scientifique après avoir suivi un cours en communication pour la radio. Y’a en moi une artiste sans talent qui a le nez dans un livre d’anatomie le plus clair de son temps. J’ai envie de peindre et d’écrire des chansons mais aussi de réparer une voiture et apprendre le fonctionnement complet du système digestif. En fait le problème c’est que les domaines artistiques, c’est pas pour moi. J’ai pas la confiance pour m’y faire une place. C’est pourquoi j’ai abandonné les communications et pourquoi je ne suis pas retournée à l’école dans un domaine somewhat artistique. C’est la même chose pour mon apparence physique, la même chose pour mes putains de cheveux que je veux très court une journée et long et tout en boucles le lendemain. Il est où mon putain d’équilibre et pourquoi j’arrive pas à être satisfaite???

J’aime bien le gros tag LESBIENNE dans le cloud à droite O_o

Publié par   : jitterjess le  : janvier 20, 2010

Je me sens comme une toune de Mylène Farmer.

Maudits SPM qui me rendent mélancolique et ridicule. Depuis le show de Tegan and Sara lundi soir, je suis dans un foutu état émotionel étrange. J’ai dans la tête, en boucle constante, un espèce de megamix illogique de toutes leurs tounes. Le show m’a laissée un peu… démolie? Je sais pas. Je les trouve complètement fascinantes et belles et talentueuses et magiques et ça me déprime totalement. J’suis quoi moi? J’ai accompli quoi dans ma vie? Je suis qui? C’est con, je sais. C’est du blabla de fille en spm solide.

J’ai rêvé… la nuit dernière… Sophie et moi on était à Québec, on jouait les touristes. Mon cellulaire sonne, je réponds, c’est mon père. Il me demande où on est, ce qu’on fait. Je lui dis qu’on est dans le vieux Québec, près de la côte d’Abraham et qu’on se promène. Il me répond qu’il est d’ailleurs justement là lui aussi et qu’on devrait se rejoindre pour aller souper tous ensembles. Je suis d’accord, c’est une bonne idée. Soudainement il passe le téléphone à sa blonde et je me retrouve à parler à ma mère… elle me parle de ce qu’ils ont fait pendant la journée et qu’elle a vu un “jardin d’hiver”. “M’man, qu’est-c’est ça un jardin d’hiver?!” En prononçant ces mots-là, je réalise à QUI je parle. Ma mère. Ma mère est en santé, en couple avec mon père, en vacances à Québec et me jase. Je prends conscience que la situation est complètement impossible, mon coeur s’emballe, je panique et c’est alors que ça me frappe. Je regarde Sophie: “Je suis en train de rêver là, hein??” Sophie répond par l’affirmative et se met à rire très fort… et je me suis forcée à me réveiller. Ça a pris moins de temps qu’à l’habitude mais j’étais complètement anéantie quand j’ai réussi. J’ai pleuré pendant de longues minutes, Sophie m’a consolée… C’était tellement vrai. J’y ai cru. Discuter avec ma mère comme je faisais auparavant, comme si rien n’était jamais arrivé. Est-ce qu’un rêve incroyablement cruel est considéré un cauchemar?

Je vais remonter, c’est certain. C’est juste que mes hormones me pèsent sur la bonne humeur aujourd’hui.

Je fais mes exercices!

Publié par   : jitterjess le  : novembre 12, 2009

V’voyez! J’écris! Regardez!!!

J’écris n’importe quoi mais j’écris, c’est ce qui compte, non??

On a fait une razzia au Chapters hier soir… Juste avant de partir de la job, ma femme me sert un regard ascenseur pour ensuite éclater de rire et me sortir “t’as vraiment l’air d’une lesbienne”. Ça a comme donné le ton.

On a débarqué là en catastrophe, 30 minutes avant la fermeture (d’ailleurs pourquoi dans leur message français ça dit “il ne reste plus que 15 minutes avant la fermeture” mais en anglais “there is still 15 minutes left”?! les francophones sont-ils si pessimistes que ça coudonc?) et on a fait les 4 étages tel un ouragan saphique croisé avec un couple de poules pas de têtes. Non mais c’est que c’est pas si simple de se retrouver dans leurs classifications!!! Y’a bien sûr des petits ordinateurs (à écran tactile, attention!!) à écran largement trop large  pour t’aider dans ta quête fantastique. C’est vraiment pratique quand tu cherches disons la biographie de Maman Dion. Ça te sort les résultats avec des belles grandes images couleurs et tout. Par contre, quand ce que tu cherches s’appelle “Butch is a noun”, “BDSM 101″ ou bien “The Whole Lesbian Sex Book”… tu viens qu’à sérieusement te demander pourquoi ils ont pas fait une petite option pour “turner off” les maudites images!!!

Naturellement, même armées de nos tits papiers imprimés par l’écran géant, on trouvait que dalle. Pas de problème, y’a des commis qui sont payés pour ça!!  ”Je m’excuse madame, où sont les livres sur les LESBIENNES et le SEXE DE LESBIENNES? Merci, c’est très gentil!”.

J’étais mal à l’aise mais c’était rien à côté du pauvre petit commis à la caisse quand je lui ai déposé 3 livres très clairement destinés à un public homosexuel, sexuel, ou les deux, ainsi qu’un magasine d’horreur (“ah c’est pas pour moi hein… je l’achète pour un ami!!”). Il s’est probablement lavé les mains 4 fois après notre départ. J’ai résisté la tentation de lui demander “vous avez pas le bouquin là… euh ‘Comment faire jouir sa femme pendant 3 jours’ ou peut-être ‘lesbiennes juteuses’??”.

Bref, ça prend pas une boule de crystal pour voir beaucoup de lecture dans mon futur rapproché. J’ai toujours pas terminé le premier tome de Millenium (c’est pas mauvais mais… l’histoire se passe dans la suède enneigée et la lecture du roman s’apparente beaucoup à marcher dans 6 pieds de neige) mais je vais probablement entamer “The Nearest Exit May Be Behind You” de S. Bear Bergman, une collection d’essais  sur l’identité sexuelle et la vie quotidienne dans un monde “hétéronormatif”.

nearest exit

Dans le même ordre d’idée, j’aimerais beaucoup mettre la main sur “Butch is a Noun” de S. Bear Bergman également, ainsi que “Sexing the Body” et “Rubyfruit Jungle”. Ça vaudra certainement un autre petit voyage embarrassant au Chapters!!

Au pire… tu te pars un blog

Publié par   : jitterjess le  : novembre 6, 2009

Dans la vie y’a ben des choses que tu pourrais faire mais t’as pas toujours les m4d 5k1ll5 pour les accomplir.

Fak au pire, tu te pars un blog pis tu le dis à personne.

Je sais même pas par où commencer, honnêtement. Par les chats, parce que ça a l’air que c’est tout ce dont je parle. Si j’avais des lecteurs, ils seraient tous partis après avoir lu cette phrase-là c’est certain. Bof, j’ai jamais été ben bonne dans le self-promotion.

Mon chat, mon bébé chat que j’ai élevée au biberon comme une interspecies surrogate mother un peu débile, a une grosse plaie sur une cuisse. J’suis même pas certaine de ce que c’est… ma blonde dit que c’est sûrement une brûlure qu’elle aurait subie pendant son ovariohystérectomie la semaine passée… peut-être. J’espère vraiment que c’est juste ça. J’ai fait la belle gaffe d’aller sur google et chercher “cat burn”. Ben oui. Bravo Jess. Ça m’a donné un lien wiki sur le cat-burning, activité apparemment très en vogue dans le Paris du 17e siècle (wtf) et des images d’un chat brûlé vif par un criss de désaxé qui trouvait ça drôle de tuer son chat dans d’atroces souffrances pis mettre le vidéo sur le net.

Y’a des gens qui méritent bien pire que la mort.

C’est nul parce que c’est mon métier… j’ai vu tellement pire, tellement souvent. Des chats avec des membres arrachés par une voiture, un fémur qui pend, décoré d’asticots, des yeux manquants, des animaux agonisants… Ça m’a jamais affecté outre-mesure. J’ai toujours su garder mon calme et agir rationnellement pour le bien-être de l’animal.

Mais quand c’est mon chat, mon bébé, ma Zoey… je perds mon sang-froid, j’ai des vertiges et des nausées. Ça va être beau avec des enfants…

Je sais pas comment transitionner d’un sujet à l’autre. Manque d’expérience. Alors endurez mes liens sans logique.

J’ai 26 ans et je me rends compte assez quotidiennement que je suis toujours pas certaine de qui je suis. J’ai vécu une crise d’identité sexuelle assez intense dans la dernière année pour en sortir un peu ébranlée et… très gaie. Moi qui me suis proclamée bisexuelle pendant presque 13 ans, soit tout mon adolescence et une bonne partie de ma vie d’adulte… J’ai tellement défendu la bisexualité, pris beaucoup de fierté à ma capacité d’aimer sans discrimination… Je me sens traître de quitter les rangs des bisexuels. Le combat est pas facile quand t’es trop straight pour les gais et trop gai pour les straights. J’ai peur que mon changement de position donne des arguments aux détracteurs qui prétendent que la bisexualité est un mythe ou une technique de drague facile pour les filles en boisson… J’essaye de rester une alliée et de continuer de défendre la bisexualité mais j’ai peur que eux aussi me rejette de leurs rangs, comme les 2 autres clans le faisaient quand j’étais des leurs.

Tout ça revient à une chose… le sentiment d’appartenance, de communauté. Et ça me rappelle étrangement mes années goth. Les deux situations sont étrangement similaires. Un groupe de gens différents, qui se retrouvent entre eux parce que le reste de la population en général les repousse. Toute ma vie, je m’en rends compte maintenant (hindsight 20/20 and all that), j’ai été jalouse des lesbiennes… de leur apparence, leur habilité à juste.. “être”, je sais pas. Leur communauté. Leur sexualité, naturellement. J’ai tellement voulu. Est-ce que je me proclame gaie aujourd’hui juste pour enfin faire partie de la “gang”??

J’ai comme un boost de fierté, un boost de lesbianisme. Maudit que c’est lette en plus comme mot. Lesbienne. Le s et le b marchent pas ensembles. Mais oui bon, un boost. C’est comme si tout ce que j’ai piétiné pendant des années, je le laisse enfin sortir. Mon amour des filles un peu (beaucoup?) butch. Ma fierté. Mon habillement. Est-ce que vous êtes en train de rire de moi? Est-ce que je réagis seulement comme un ado qui vient de sortir du placard? C’est possible… Mais on dirait que ça dérange certaines personnes… que je suis trop.. gaie pour certains. Ou trop fière? Trop affichée? Est-ce que mes actions sont néfaste pour ma communauté? Est-ce qu’en affichant mes couleurs, je nous sépare de la masse hétérosexuelle? Je sais pas… je crois pas. Tout ce que je sais c’est que je me sens enfin chez moi dans un communauté et dans mon corps. I love being gay. Is that wrong? J’ai aussi peur d’aliéner mes amis hétéros. J’ai également peur qu’ils ne me prennent pas au sérieux parce que, historiquement, j’ai eu beaucoup plus de relations sérieuses hétérosexuelles. J’ai peur. Pourquoi j’ai toujours peur? Je devrais demander à Sophie de partager sa prescription de ptites pilules de j’m'en câlisse.

C’est assez pour un premier post je suppose. Faut quand même que je me garde du stock pour plus tard quand ma vie sera parfaite et j’aurai rien à dire. Yeah right.

De kessé?

J'me pose pas mal de questions et quelqu'un a un jour fait la gaffe de me dire que j'écrivais bien. The rest is history. Or not.

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